La passion : un facteur indispensable pour le bonheur en emploi?

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 Tu as peut-être déjà entendu des proverbes tels que : « Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. » ou « Vis de ta passion! ». Ceux-ci peuvent laisser croire que si tu as l’impression de travailler, c’est que tu n’as pas emprunté la bonne voie professionnelle.

Pourtant, même si tu trouves un travail qui te passionne ou que tu aimes, cela n’impliquera pas toujours de faire uniquement ce qui te plaît. Il y aura toujours une part de ton travail qui sera perçue comme une obligation.


Et puis… qu’arrive-t-il quand tu n’as pas de passion? Est-ce que tu dois t’en trouver une à tout prix? Est-ce normal de ne pas en avoir? Est-ce que tu dois être absolument passionné par ce que tu fais pour être heureux au travail? Ces questions peuvent être la source de beaucoup d’anxiété pour bien des gens qui se questionnent à propos de leur carrière. Elles sont aussi probablement plus fréquentes qu’on ne pourrait le croire considérant que, selon le professeur et chercheur en psychologie de l’UQAM Robert J. Vallerand, Ph.D., on estime qu’environ 15 à 20% des gens n’auraient pas de passion.


Avoir une passion versus être passionnée

Une personne qui investit beaucoup de temps et d’énergie dans une activité qu’elle aime est une personne passionnée. On parle alors d’un trait de personnalité, lequel n’est pas présent chez tout le monde. Alors, quand on y pense, la passion peut effectivement contribuer au bonheur en emploi, mais ce n’est pas le seul facteur à prendre en considération et ce n’est surtout pas le seul élément qui peut nous permettre d’être heureux à 100% dans notre travail.  

Qu’arrive-t-il si tu as plusieurs passions? Est-ce que tu dois en choisir une plutôt qu’une autre? Pas nécessairement. Il est possible, par exemple, de choisir d’opter pour un emploi qui te permettrait de combiner plusieurs passions en même temps ou encore de travailler simultanément sur plusieurs projets.  Il reste, par contre, que tu peux être passionné par plusieurs activités sans que cela ne veuille dire que tu doives automatiquement les retrouver dans ton travail.


L’importance de prioriser l’équilibre

Qui dit passion ne veut pas toujours dire équilibre psychologique. En effet, toujours selon les travaux de recherche de Robert J. Vallerand, Ph.D., il y aurait deux types de passion, l’harmonieuse et l’obsessive.


Une passion dite harmonieuse est associée à une augmentation des émotions positives et à un haut niveau de concentration. Alors qu’à l’inverse, une passion dite obsessive serait associée à une augmentation des émotions négatives comme la honte et l’anxiété. Ce type de passion mène à des comportements autodestructeurs et à une persistance rigide à se surinvestir dans des activités. Pour qu’une passion pour une activité soit qualifiée d’harmonieuse, elle doit demeurer en équilibre avec tes autres champs d’intérêt et ta motivation à l’exercer doit être essentiellement éveillée par ton plaisir à t’y adonner. Par opposition, on dira d’une passion pour une activité qu’elle est obsessive si tu t’y consacres sans relâche au détriment du reste et que la motivation à l’exercer est davantage éveillée par des buts extérieurs à toi tels que la recherche de reconnaissance, de prestige, de gloire et de richesse. La passion peut donc aussi être la source de souffrance.


Alors à la question doit-on être passionné par son travail pour être heureux, la réponse est que l’important, est de trouver un métier ou une profession qui te motive et qui t’offre un équilibre entre tes compétences et les exigences qui y sont rattachées.


Pour parvenir à atteindre cet objectif, les conseillers d’orientation du Carrefour jeunesse-emploi Saint-Hubert se feront un plaisir de t’accompagner afin d’explorer les métiers et les professions qui te permettront d’atteindre cette adéquation entre tes habiletés et le niveau de défi exigé. 

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Est-il possible de gagner sa vie dans le domaine des arts visuels?

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Tu aimes dessiner, peindre, sculpter ou peut-être même faire de la photographie, mais tu te demandes comment tu pourrais bien parvenir à vivre de ton art. Eh bien, c’est peut-être plus accessible que tu ne le crois.


Il est vrai que la majorité des artistes en arts visuels œuvrent comme travailleur autonome, à contrat ou à la pige. Au Québec, selon Statistiques Canada en 2015, ce serait 67% d’entre eux qui travailleraient à leur compte. De ceux-ci, selon l’Institut de la statistique du Québec, ce serait près de 60% qui gagneraient un revenu annuel inférieur à 30 000$ et ce ne serait que 13% qui seraient parvenus à gagner un revenu annuel supérieur à 59 000$ en 2010. La différence entre ceux qui gagnent mieux et moins bien leur vie relève du temps qu’ils dédient à la promotion de leur carrière artistique et à la participation à des activités rémunérées connexes.


En effet, pour promouvoir ta carrière artistique, il sera primordial que tu consacres autant de temps à la diffusion de tes œuvres qu’à la conception. Pour ce faire, le premier outil que tu devras avoir à ta disposition, ce sera ton portfolio. Il s’agit d’un dossier d’artiste dans lequel on doit retrouver : ta lettre de présentation, ton curriculum vitae, ta démarche artistique, ta biographie, ton dossier de presse, s’il y a lieu, ainsi qu’une présentation de ce que tu es capable de faire. Ce dernier te permettra de soumettre ta candidature lors d’expositions, de symposiums, de résidences artistiques et de concours. Il te permettra également de faire des demandes de bourses et de subventions et d’obtenir de la représentation dans des galeries d’art et des
commerces. L’utilisation des réseaux sociaux, l’adhésion à des regroupements et des associations artistiques et la création d’un site internet sont aussi des incontournables pour se faire connaître. Il faut toutefois prendre en considération que tu ne seras pas le seul à chercher à te faire une place dans le domaine artistique. Il est donc important de définir qui sera ton public cible et de trouver ce qui te démarquera des autres artistes.


Pour pouvoir vivre de son art, il est également possible de diversifier ses sources de revenus en donnant des cours d’art, en vendant des produits dérivés, en utilisant ses droits d’auteur ou en louant ses œuvres pour des évènements ou des expositions.


Pour ceux qui pourraient avoir besoin de plus de sécurité financière, plusieurs métiers existent dans le domaine des arts visuels. Pour n’en nommer que quelques-uns, on y retrouve, entre autres, les graphistes, les illustrateurs, les animateurs 2D et 3D et les designers d’intérieur.


Une fois que l’on sait tout cela, que fait-on? Par où commence-t-on?

Pour t’aider à répondre à ces questions, les intervenants du Carrefour jeunesse-emploi Saint-Hubert peuvent t’aider. Que ce soit pour t’accompagner dans la création de ton portfolio, dans l’élaboration de ton plan pour lancer ta carrière d’artiste ou dans l’exploration des différentes formations dans le domaine des arts visuels, nous sommes là pour t’aider.

 

Vocation en Art!
De plus, chaque automne, afin de conscientiser les jeunes adultes aux réalités de la vocation artistique, les différents Carrefours de la Montérégie offrent aux jeunes artistes une vitrine pour exposer leurs œuvres ainsi que des outils permettant d’entamer une démarche de professionnalisation de leur art. Tu rêves d’un avenir professionnel qui met en valeur ta créativité? Ose une carrière dans le domaine des arts visuels. C’est avec plaisir que nous t’accompagnerons dans la réalisation de tes ambitions!

 

Par Karine Drapeau, conseillère d’orientation au CJESH

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